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Contrairement aux idées reçues, le métier de coiffeuse est loin d’être de tout repos. Le travail de la maquilleuse et de l’esthéticienne exige encore davantage d’efforts. Ainsi, le salaire perçu par ces professionnelles de la beauté est légitimement justifié. Faisons un tour d’horizon de la rémunération dans l’univers de la coiffure, du make-up ainsi que de l’esthétisme.

Le salaire suit une grille

En France, le salaire des professionnels de la beauté est régi par un accord commun entre les acteurs du secteur, la Convention Collective Nationale (CCN) de la Coiffure. Ce document fixe les minimas que les coiffeurs et coiffeuses doivent percevoir en un mois. Les barèmes sont ainsi obligatoires pour les employés dans les salons de coiffure. Cette grille salariale spécifie plusieurs catégories de salariés dans le domaine de la beauté. Les employés ayant le titre de techniciens qualifiés ont leurs propres minimas. Pour eux, il est possible de gravir trois niveaux au fil des expériences. La rémunération sera légèrement différente pour les salariés du même secteur, mais qui n’exécutent pas de tâches purement techniques. Ce sont les membres du personnel qui doivent encore évoluer en commençant par des tâches annexes. La grille salariale prévoit plusieurs coefficients. Ces derniers permettent de différencier les salaires tout au long de l’évolution de carrière.
Toujours dans le domaine de la coiffure et de l’esthétique, il y a aussi la rémunération spécifique à l’administration. Ceux et celles qui s’occupent du volet administratif gagnent beaucoup plus que les autres. La plupart du temps, ils disposent de solides expériences techniques derrière eux. Depuis le 1er janvier, une nouvelle grille salariale fixe les rémunérations minimales. Elle spécifie le salaire pour l’aide-esthéticien, le maquilleur ainsi que les prothésistes ongulaires.

Évolution salariale des professionnels de la coiffure et de l’esthétique

Au début de sa carrière, le salaire d’une coiffeuse qualifiée évoluant dans un salon de beauté est autour de 1700 euros brut. En gravissant les échelons, la coiffeuse peut voir son salaire s’accroître de manière significative. Au bout de quelques années et des milliers de brushings, elle peut toucher 2500 euros par mois brut. A ce stade, elle doit faire de la coiffure, de l’esthétique, mais également de l’administration. En effet, les responsabilités tendent à augmenter au même titre que la rémunération dans ce domaine. De plus, il s’agit d’un métier qui évolue tout le temps. Les chignons changent, le matériel se modernise, la manière de communiquer mue tout le temps. Ainsi, il est indispensable de suivre des stages de recyclage, voire un programme de formation continue. Outre la compétence qu’il faudra consolider perpétuellement, le rendement et la productivité vont aussi influencer sur la rémunération. A titre d’exemple, une coiffeuse faisant plus de brushing et de permanentes que ses collègues peut gagner plus d’argent. Elle peut aussi se verser un salaire plus motivant en enchaînant les heures supplémentaires. Dans certains salons de coiffure, les propriétaires invitent les employés à devenir actionnaires pour davantage d’implication professionnelle. Ainsi, les salariés peuvent toucher une partie du chiffre d’affaires mensuelles.

La rémunération d’une coiffeuse au salon ou à domicile

Sauf disposition contraire stipulée dans son contrat de travail, une coiffeuse peut recevoir des personnes chez elle pendant ses jours de repos. Ainsi, elle peut arrondir ses fins de mois en coiffant des connaissances ou des proches chez elles. Cela dit, de nombreuses professionnelles ont aussi choisi de s’établir à leur compte, car cela est moins contraignant et plus rémunérant. En effet, il est effectivement possible de gagner plus en travaillant plus. Seulement, il faut supporter davantage de pression puisqu’il faut généralement se déplacer auprès d’une clientèle fortunée et exigeante. Une coiffeuse à domicile gagne entre 702 et 2 084 € par mois brut. Il faut encore qu’il s’acquitte des taxes et paie les cotisations sociales. Puis, ce spécialiste de l’art capillaire a aussi l’obligation d’investir sur des équipements de coiffure. Une autre alternative consiste à louer un fauteuil dans un salon de coiffure. C’est une pratique assez courante : le salon de beauté met à disposition de coiffeuses externes un poste de travail. La location permet d’amortir le coût de fonctionnement et l’investissement matériel de l’établissement. Les indépendantes qui viennent louer le matériel d’un salon ont généralement leur propre clientèle. Le loueur peut toucher un pourcentage de ses gains.

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